en cours

Du Soleil à la Source

Un territoire en trois temps - Temps 1 La Montagne Ardéchoise

du  au 
L’IAC s’inscrit dans la volonté d’accompagner les territoires d’Auvergne-Rhône-Alpes sur une durée de deux à trois ans, autant avec la présentation d’œuvres de sa collection que par le développement de résidences d’artistes. Le premier temps de rencontre s’effectue via des œuvres de la collection IAC au sein d’une structure culturelle, patrimoniale, associative ou autre, d’initiative publique ou privée, qui irrigue ainsi son propre territoire à destination d’un public de tous âges, individuel et scolaire. Un deuxième temps d’approfondissement est initié, toujours avec la collection, à partir du  monde  scolaire. Des formations d’initiative locale (Fil) visant à mener des projets en établissements scolaires au plus près des enseignants sont également proposées en partenariat avec la Délégation Académique aux Arts et à la Culture. Le troisième temps de rencontre et d’échange se concrétise par la présence d’un jeune artiste en résidence.

Temps 1/mai – novembre 2019 : exposition d’œuvres de la collection IAC, Du soleil à la Source à la Ferme de Bourlatier et Formation d’initiative locale en direction des enseignants

Temps 2/ printemps 2020 : des œuvres au Collège de la Montagne, Saint-Cirgues-en-Montagne (à confirmer)

Temps 3 / printemps 2020 : résidence de Maxime Lamarche, sculpteur français né en 1988 vivant entre Lyon et Saint-Chamond (Galeries Nomades 2014) suivie d’un temps de restitution à l’automne 2020
EN PARTENARIAT AVEC ARDÈCHE ESPACE MONTAGNE ET EN COLLABORATION AVEC LE PARC NATUREL RÉGIONAL DES MONTS D'ARDÈCHE – PARCOURS ARTISTIQUE DU PARTAGE DES EAUX

En relation étroite avec les éléments du site du Mont Gerbier-de-Jonc, l’exposition Du Soleil à la Source se déploie en « constellations » et débute dans la Grange de la Ferme de Bourlatier avec le film Chasseurs d’éclipses solaires en Mongolie d’Ann Veronica Janssens. Au sein des phénomènes lumineux et astronomiques, l’artiste ouvre une dimension humaine avec le dialogue noué entre chasseurs d’éclipses et mongols. Une deuxième œuvre d’Ann Veronica Janssens, Échantillons-Test (prototypes en verre), rappelle la trajectoire du soleil sur les quatre monolithes en verre coloré, auréolés d’un jour étroit et ouvert, pour les quatre baies de la chapelle Saint-Vincent de Grignan.
Ann Veronica Janssens explore ainsi les questions cognitives relatives à la perception et aux propriétés physiques de la lumière, des matériaux, dans une approche quasi immatérielle de la couleur.

Le parcours se poursuit avec Un arbre en bois sous un soleil électrique de Pierre Malphettes, mise en scène d’un arbre et d’un soleil factices. Conçue à l’échelle humaine, cette installation évoque un paysage japonais recomposé, en mitoyenneté avec la sculpture To Separate the Sacred From the Profane de Maria Loboda, cercle végétal pour le rite ancestral de purification dans la religion Shintô. Il s’enjambe d’une traite et/ou fait dessiner dans l’espace le signe de l’infini.
Les Chevelures de Bérénice d’Isa Barbier, tels deux astres en suspension dans le firmament, sont des sculptures de plumes et de duvet de goéland qui réapparaissent  ici en fusion avec l’anneau de Maria Loboda et la charpente de Bourlatier.
Le noyau du monde d’Evariste Richer* est un moulage des deux mains de l’artiste, qui soulèvent deux pierres, une sphérosidérite de Spokane County et une Namacalathus de Namibie. Les pierres sont ainsi sauvées du prélèvement intensif des hommes par des mains qui entrent en symbiose avec les continents, les terres continues. Cette œuvre fait écho aux fragments de boules de La liberté du désordre de Jean-Luc Parant qui viennent déborder et se répandre en queue de comète.
Avec le dessin Éloge de l’ombre de Danièle Orcier, les lignes verticales et horizontales sont explorées dans la nature, deviennent les traces visibles de l’ombre et se lient avec la photographie de Javier Vallhonrat qui réinscrit la figure humaine au sein de la végétation.
La fin du parcours dans la grange de Bourlatier nous immerge dans le film 1020 km d’Olivier Leroi, une découverte graduelle de la Loire depuis le ciel. Solaire, aquatique, initiatique, ce flux d’œuvres se découvre à un rythme lent. Il part du soleil, de sa lumière et de sa chaleur, jusqu’à la source, lieu de la naissance de l’eau et du fondement de la vie. En regard du long fleuve Loire, la photographie de Sara Rossi, Nessuno conosce se stesso [Nul ne se connaît] est un hommage à la nature, à l’élément eau. C’est une réinterprétation photographique de la peinture Elck [Chacun] de Brueghel l’Ancien où un homme de la campagne a trouvé le seul moyen de se connaître : se regarder soi-même dans les vapeurs d’une cascade.
Ce cheminement intérieur est jalonné de sculptures/miroirs gravés de John Knight, tels des astres en regard de la charpente majestueuse de la Ferme de Bourlatier.
Une dernière « constellation » extérieure se forme avec la sculpture de Maxime Descombin Flore Faune Minéral installée devant la Ferme de Bourlatier.

* Commissaire invité par l’IAC pour l’exposition Le trait de Jupiter à la Ferme de Bourlatier en 2017
IAC → EXPOSITIONS → ex situ → La collection → En Auvergne-Rhône-Alpes → Du Soleil à la Source
i-ac.eu/fr/expositions/27_en-auvergne-rhone-alpes/2019/516_DU-SOLEIL-A-LA-SOURCE
imprimé le 20 juillet 2019 [15:35] depuis l'adresse IP : 34.229.24.100
© Institut d’art contemporain 2019