Maxime Lamarche

Né en 1988 à Audincourt (Doubs, France), basé à Saint-Étienne (France)

Avec Maxime Lamarche les objets se combinent et se transforment ; l’artiste mêle formes et références et mélange les genres, parfois jusqu’à l’absurde : la voiture flotte, le bateau roule et n’est plus étanche, le fly-case s’avère trop lourd pour être déplacé… Le vocabulaire très personnel de l’artiste puise dans l’univers du cinéma et des séries télévisées et alimente une réflexion autour du statut de la sculpture.

Maxime Lamarche, juillet 2021 :
« Artiste, dit "sculpteur", je développe un travail artistique polymorphe autour de la vaste notion d’image, m’intéressant aux figures que génèrent les périodes fastes et de crises successives de notre société.
J’emprunte de nombreuses techniques issues de la construction mécanique (soudure, assemblage bois, composites…), mixant les plus artisanales avec les technologies les plus pointues selon mes besoins. Je détourne des objets symboliques issus de la « société des loisirs » pour interroger  leur charge culturelle, notamment voitures, bateaux et architectures qui interviennent dans mes installations artistiques. Questionné par la finitude de notre monde j’utilise les reliquats de la société d’hier comme matière créatrice.

Chercheur, j’ai participé en 2018 à l’expédition MATZA, Mass In Motion (de Séverin Guelpa). Cette résidence-exposition au sommet du plus grand glacier d’Europe fait le postulat de la randonnée comme outil de positionnement et de lecture du monde. Expérimenter de nouveaux modes de fonctionnements artistiques tels que Matza loin des cimaises est pour moi une source de motivation liée à la pratique de l’art. C’est pourquoi en 2020-2021 je collabore avec Boris Raux sur un projet de "sculpture-outil", La fabrique de sol vivant, qui permet in fine la mise en place d’une culture de sol en friche.

Mobile, car questionné par les traces que l’homme laisse dans le paysage, je photographie en France et à l’étranger des "ruines contemporaines" liées à l’architecture du divertissement, poursuivant des constructions balnéaires avortées, point de départ d’un questionnement plus large sur le "postmodernisme" et la notion croisée d’ "Anthropocène".
Les images inspirées par un voyage alimentent mes expositions. Elles fonctionnent en écho avec une sculpture autonome, ou au sein d’une installation. Utilisées sous différentes formes plastiques telles que caissons lumineux, voile de bateau imprimée, ou encore enseignes publicitaires déchues, elles fonctionnent comme des prises de notes du réel et ne deviennent pas toutes des œuvres mais alimentent un fonds spéculatif de villes champignons et autres signes, dans lequel je puise et me réfère pour nourrir mes travaux en volume. »

Éditions

Rendez—Vous Pékin 2017, Young French and Chinese Art

2017

Éditions

Rendez—Vous, Jeune création internationale I Biennale de Lyon 2015

2015

Éditions

Maxime Lamarche

Les Sirènes chantent toujours faux

2015

Analogues, Arles
IAC → Maxime Lamarche ← Artistes
i-ac.eu/fr/artistes/1330_maxime-lamarche
imprimé le 24 octobre 2021 [12:31] depuis l'adresse IP : 35.175.107.77
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